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Un coin de paradis

L’Hirondelle lance un projet inédit en France : acquérir 650 m² de locaux, ainsi que 140 hectares de nature intégralement protégée pour soigner, rééduquer et relâcher nos pensionnaires, et ce quelle que soit la période de l’année.

L’objectif de ce projet est triple. Nous souhaitons d’une part pouvoir délocaliser une partie de notre activité, afin de soulager nos structures arrivées à saturation, mais aussi avoir un espace de nature privilégié afin de relâcher certaines espèces particulièrement sensibles, sans oublier la mise en place de formations, à destination de nos équipes actuelles et futures, afin de continuer à améliorer la qualité des soins que nous prodiguons. 

Voici une vidéo de présentation du projet : 

Pour nous aider, participez à la cagnotte : 

Vous avez peut-être quelques interrogations suite à l’annonce de ce projet de grande envergure. Veuillez trouver plusieurs questions/réponses qui pourront dissiper vos inquiétudes ! Nous ferons tout notre possible pour mettre régulièrement à jour cette page avec les nouvelles questions que vous pourriez être amené à nous poser.

  • Pourquoi encore s’agrandir ?

Malgré l’achat d’un nouveau bâtiment en 2021, l’Hirondelle a été contrainte en 2021 et en 2022 de décentraliser une partie de son activité faute de place dans les locaux actuels. 

Cette année, nous avons même dû louer un corps de ferme pour plus de 1000€ par mois. Même si l’achat est toujours un cap difficile à franchir, si on arrive à réunir les fonds nécessaires, il aura l’intérêt de ne pas fragiliser notre budget de fonctionnement dans la durée. 

  • Pourquoi être propriétaire d’un site de relâcher aussi grand ? 

Ce lieu dans la Drôme sera préservé de toutes activités humaines. Cet espace aussi grand nous permettrait de rééduquer puis de réintroduire dans des milieux propices nos pensionnaires en toute sécurité, notamment les grands mammifères. En effet, l’Hirondelle pourra relâcher toutes les espèces chassables quelle que soit la période de l’année en limitant considérablement le risque qu’ils soient tués juste après leur retour dans la nature.

A ce jour, de nombreux pensionnaires restent dans nos enclos et volières de rééducation en attendant une période plus propice pour retrouver leur liberté. Pour exemple, à la date du 1er novembre 2022, certains de nos rescapés ne peuvent pas être relâchés sereinement en raison de l’ouverture de la chasse. Sur les 528 animaux actuellement en soins à l’Hirondelle, 353 sont des espèces chassables, soit 67% de nos pensionnaires. Cela génère bien évidemment des coûts supplémentaires en nourriture et des moyens humains quotidiens pour veiller sur nos nombreux rescapés. Il est important de préciser que les espèces chassables sont une minorité, mais le fait de ne pas pouvoir les relâcher à tendance à saturer nos structures de rééducation.

  • Pourquoi dans la Drôme ?

Acquérir un site dans la Drôme nous permettra une meilleure couverture de notre territoire d’intervention car depuis plusieurs années nos sollicitations en provenance du sud de la vallée du Rhône sont exponentielles. 

En effet, la Drôme est un département où nous intervenons de plus en plus régulièrement. En 2 ans, nous avons noté une augmentation de 78% d’animaux recueillis en provenance de ce département. De même, en période estivale, les sauvetages complexes (vautour, chevreuil, blaireau, renard, animaux coincés dans des cheminées …) sont quasi quotidiens sur ce territoire et nous demandent parfois plusieurs heures de route. 

Mais c’est aussi par opportunité, parce qu’il est extrêmement compliqué de trouver une propriété avec autant de terrain en vente à des prix “raisonnables”. Cela faisait un an et demi que nous étions à l’affût de la moindre annonce et nous l’avons enfin trouvée !

  • Vous faites sans cesse des appels aux dons en raison de vos difficultés financières, alors pourquoi acquérir un nouveau domaine dont le prix est élevé ?

Notre association, qui existe depuis 1998, prend une ampleur sans précédent, principalement dûe au dérèglement climatique. En 2 ans, nous sommes passés de 4000 à 7000 pensionnaires recueillis chaque année.  

Malgré que nous soyons l’un des plus grands centres de soins français, nous ne pourrons plus, en 2023, continuer à prendre tous les animaux pour lesquels nous sommes sollicités, en raison de l’exiguïté de nos locaux, mais aussi, ne nous le cachons pas, en raison d’une grande difficulté, pour ne pas dire d’une impossibilité à recruter du personnel compétent pour travailler chez nous.

Ce projet nous permettra de continuer à mener à bien nos missions et de soigner toujours plus de pensionnaires dans de bonnes conditions. 

  • Pourquoi ne pas sélectionner les espèces que vous prenez en charge pour limiter les arrivées ? 

A l’Hirondelle, nous avons une éthique claire à laquelle nous tenons énormément, malgré les pressions que nous recevons régulièrement. Nous ne faisons pas de discrimination auprès de nos pensionnaires. Un pigeon biset et un aigle royal sont soignés avec la même envie de les voir repartir dans la nature.  

D’autant plus que nous sommes l’unique Centre de soins qui intervient sur le Rhône, la Loire, la Drôme et l’Ardèche. Si nous arrêtons la prise en charge de certaines espèces, quel serait leur devenir ? Ils resteront chez les particuliers, en souffrance, avec des handicaps à vie, en captivité ou en train de mourir à petit feu ?… Ce n’est bien évidemment pas ce que nous souhaitons.

  • Pourquoi ne pas utiliser les réserves de l’ASPAS au lieu d’acheter ces terrains ? 

Les réserves de l’ASPAS sont labellisées et soumises à une charte stricte, dont la non-intervention humaine. Relâcher des animaux sauvages sur ces réserves est donc interdite. Nous les avons tout de même sollicités à plusieurs reprises, mais la réponse ne fut pas celle que nous espérions ; aucun relâcher d’animaux sauvages nous a été autorisé sur les terrains de l’association. 

  • Que se passe-t-il si vous n’atteignez pas l’objectif ?

Si l’ensemble des fonds n’est pas réuni, deux possibilités s’offrent à nous : 

– La première est de compléter les sommes manquantes par la réalisation d’un prêt bancaire (solution envisageable mais qui fragiliserait notre budget de fonctionnement avec le remboursement du prêt),

– La seconde est, si le prêt bancaire nous est refusé, de nous rabattre sur un projet moins ambitieux. Mais nous ne pourrions pas bénéficier d’un si bel espace de relâcher, et nous nous retrouverions en conséquence, contraints de garder beaucoup d’animaux une partie de l’hiver. 

  • Pourquoi un pôle formation ? 

L’Hirondelle a pris depuis quelques années une telle ampleur que le site de Saint-Forgeux est devenu une fourmilière débordante où même sur des périodes plus creuses, l’activité reste intense. En conséquence, nous n’avons ni l’espace, ni le temps pour mettre en place des formations de qualité, et en étant parfaitement objectifs, nos taux de relâcher pourraient être meilleurs si nous étions en mesure de proposer des formations plus poussées.

Le site que nous avons trouvé réunit toutes les conditions pour les organiser. De plus, étant un ancien gîte pour motards, des chambres pourront accueillir facilement le personnel en formation. 

  • 140 hectares, est-ce suffisant pour relâcher vos pensionnaires en toute sécurité ? 

1 hectare représente 10 000 m², donc 140 hectares représentent 1,4 km² soit l’équivalent d’environ 200 terrains de foot, ce qui fait une très grande superficie. 

De plus, avant de nous lancer dans ce projet, l’équipe dirigeante de l’Hirondelle a rencontré les acteurs cynégétiques locaux. Nous avons appris l’existence d’une réserve de chasse attenante de 180 hectares, ce qui offrirait plus de 300 hectares de nature préservés.

Et si tout se passe bien dans le meilleur des mondes, le projet pourrait avoir même une ampleur supérieure puisqu’une autre bâtisse comprenant 45 hectares de nature tout aussi exceptionnelle et jouxtant au projet est en vente. Affaire à suivre… 

N’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions (sur contact@hirondelle.ovh), nous complèterons notre page internet 😊